Histoire

Sainte Sarah ou Sainte Sara, connue aussi sous le nom de Sara-la-Kali ("Sara la Noire", Sara e Kali en langue romani), est une sainte vénérée par les Gitans aux Saintes-Maries-de-la-Mer en Camargue. Une légende fait d’elle la servante des Maries honorées par la commune. Une autre légende la tient pour une païenne de haute naissance, convertie à la religion d’Abraham.
Sainte Sarah viendrait de Haute-Égypte et serait la servante noire de Marie Salomé et Marie Jacobé ; après la Crucifixion de Jésus, Marie-Salomé, Marie Jacob et Marie Madeleine auraient dérivé sur une barque vers la côte française, au lieu dit "Oppidum-Râ", ou Notre-Dame-de-Ratis (Râ devenant Ratis, ou barque) (Droit, 1961, 19) ; le nom passant à Notre-Dame-del-la-Mer, puis Les Saintes-Maries-de-la-Mer en 1838. D’autres versions de la légende incluent Joseph d’Arimathie, le porteur du saint Graal. En France, le jour officiel de leur pèlerinage est le 24 mai. La fête de sainte Sarah [1] est le 9 octobre. Sa statue est tirée de la mer pour rejouer son arrivée en France. Le film de Tony Gatlif, Latcho Drom (1993) montre cette cérémonie annuelle.
L’un des premiers membres de notre peuple à recevoir la première Révélation fut Sarah la Kali. Elle était de naissance noble et dirigeait sa tribu sur les rives du Rhône. Elle connaissait les secrets qui lui avaient été transmis... Les Roms à cette période pratiquaient une religion polythéiste, et une fois par an ils portaient sur leurs épaules la statue d’Ishtar (Astarté) et allaient dans la mer pour y recevoir sa bénédiction. Un jour, Sarah eut une vision qui l’informa que les saintes présentes à la mort de Jésus allaient venir, et qu’elle devait les aider. Sarah les vit arriver sur leur embarcation. La mer était agitée, et le bateau menaçait de se renverser. Marie Salomé jeta son manteau sur les vagues et, l’utilisant comme un radeau, Sarah flotta vers les saintes et les aida à atteindre la terre ferme par la prière.

